Aide gouvernementale de 2,3 milliards $ pour les municipalités

Le ministre des finances du Québec, M. Éric Girard, et la ministre des affaires municipales et de l’habitation, Madame Andrée Laforest, ont annoncé aujourd’hui une aide de 2,3 milliards de dollars pour les municipalités afin de pallier aux pertes de revenus et aux nouvelles dépenses occasionnées par la pandémie de COVID-19. Cette somme est financée à 50% par le gouvernement provincial et à 50% par le gouvernement fédéral.

Les municipalités ont durement été touchées depuis le début de la crise sanitaire et par cette aide, les deux paliers de gouvernements ont voulu éviter d’en faire payer le prix aux citoyens.

«Les municipalités ont contribué et continuent encore à protéger la santé des citoyens.»

Andrée Laforest, Ministre des affaires municipales et de l’habitation

Les mesures d’appui sont les suivantes:

  • 1,2 milliards $ pour soutenir les sociétés de transport en commun;
  • 800 millions $ pour assurer la continuité des services, éviter des hausses de taxes dues à la pandémie et permettre de nouveaux investissements;
  • 300 millions $ en réserve pour la 2ième vague.

Les ministres reconnaissent le rôle important que joueront les municipalités dans la relance économique via les investissements dans les infrastructures. Plusieurs autres programmes déjà en marche (TECQRÉCIMFIMEAU) viennent aussi assurer un financement supplémentaire.

C’est une excellente nouvelle pour Saint-Augustin-de-Desmaures qui bénéficiera d’une aide directe au prorata de sa population (part du 800 millions $) et d’une aide indirecte pour les pertes du Réseau de Transport de la Capitale (compétence d’agglomération) qui seront, en tout ou en partie,  compensées (part du 1,2 milliards $).

La relance par les infrastructures municipales – Webinaire de l’UMQ faisant le point sur les programmes disponibles au MAMH

Aujourd’hui, tout comme plus de 130 collègues de partout au Québec, j’ai participé à un webinaire qui s’inscrit dans le plan de relance de l’économie par les infrastructures municipales prôné par l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Les objectifs étaient -1- d’identifier les programmes de financement en infrastructure existants au sein du ministère des affaires municipales et de l’habitation (MAMH) pour être en mesure de -2- déterminer le financement idéal pour un projet au sein de notre municipalité.

Les quatre représentantes et représentants du MAMH ont à leur tour présenté les conditions générales d’admissibilité de chacun d’eux.

Cliquer sur les liens pour consulter les sites des programmes:

Pour maintenir les services aux citoyens, au meilleur coût possible, il est essentiel de bien gérer les actifs.

Étant toujours en période de redressement financier, tout en ayant des besoins d’investissements importants et en ajoutant à cela le contexte de la pandémie, il primordial d’obtenir toutes les subventions actuelles et futures.

Des nouveaux programmes et opportunités sont à venir. Il faut être prêt et toujours à l’affut.

Relance de l’économie et gestion des actifs

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Aujourd’hui, avec une centaine de collègues des municipalités du Québec, j’ai participé à un webinaire à propos de la «gestion des actifs municipaux».

Les premiers ministres du Québec et du Canada ont déjà énoncé que la relance de l’économie suite à la crise de la Covid-19 se fera d’abord et avant tout par des investissements dans les infrastructures publiques. À noter que plus de 60% des infrastructures publiques sont municipales.

Je vous invite à écouter la vidéo ci-dessous d’une durée six minutes produite par la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM). Elle explique la nécessité pour les bons gestionnaires de «connaître l’état de ses actifs» qui sont dans le cas d’une municipalité:

  • le réseau routier, incluant les trottoirs et pistes cyclables;
  • les canalisations d’eaux potables et usées;
  • les bâtiments (centres communautaires, aréna, bibliothèque, gymnases, hôtel de ville, garage municipal, etc);
  • la flotte de véhicules;
  • les transports collectifs;
  • les parcs, les sentiers et les différents modules d’activités;
  • les outils de communications, dont les sites internet et les panneaux d’informations;
  • les bornes fontaines, les ponceaux, l’éclairage et tous les accessoires.

«Pour des raisons financières, nous tolérons en ce moment l’insatisfaction et la fin de vie de certains actifs. Il faut toutefois éviter de pelleter par en avant.»

La connaissance de l’état de nos actifs permet de définir les priorités afin de bien répondre aux besoins actuels des citoyens et à planifier l’accroissement futur de ces besoins.

Il existe déjà des programmes gouvernementaux qui nous permettent d’obtenir des subventions pour réaliser des économies lors de la mise à niveau des actifs (TECQ, RÉCIMFIMEAU). Ces dernières semaines, l’Union des Municipalités du Québec (UMQ), la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) et la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM) ont fait des représentations afin que les critères de ces programmes soient rapidement assouplis afin d’élargir l’admissibilité des projets des municipalités déjà inscrits dans leur plan d’immobilisations.

Pour être en mesure de toucher à ces subventions provinciales et fédérales, ce n’est pas le lendemain des annonces qu’il faudra commencer à se préparer, c’est aujourd’hui, car les programmes pourraient être contingentés, comme il l’a été pour le FEPTEU.

Dès maintenant, les bonnes pratiques sont:

  • de s’assurer d’avoir les ressources (humaines et matérielles) pour initier les activités menant à l’amélioration de la connaissance des actifs;
  • de préparer et mettre à jour les différents plans d’intervention et de priorisation;
  • de se tenir prêt à déposer des projets en effectuant une veille constante des programmes;
  • et bien sûr de respecter la capacité de payer des contribuables.

Si vous désirez en connaître un peu plus sur la gestion des actifs, voici différents liens:


Mes articles précédents sur le sujet de la relance:

Covid-19 – Impacts de la crise sur les finances de notre Ville

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Tout comme 250 collègues des municipalités du Québec, mercredi dernier j’ai participé à un webinaire de l’Union des Municipalités du Québec (UMQ), en collaboration avec Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), sur le sujet des «impacts de la Covid-19 sur les finances de notre municipalité».

Les impacts économiques de la crise liés à la pandémie sont sans précédent.

Les gouvernements provinciaux et fédéraux ont mis en place une série de mesures, des centaines de milliards de dollars, pour soutenir les travailleurs et les entreprises. Les banques ont aussi fait leur part en allégeant les conditions de remboursement des emprunts et en facilitant l’accès au crédit.

On parle maintenant de déconfinement très graduel et de reprise des activités des commerces, entreprises, écoles, services de garde, etc. De nouvelles mesures et programmes économiques seront alors lancés.

La pause qui a été décrétée a eu des impacts certains sur les finances des municipalités, mais puisque les sources de revenus et la gamme de services rendus peuvent être très diversifiées d’une ville à l’autre, les niveaux d’impacts peuvent être tout aussi différents.

À Saint-Augustin-de-Desmaures, nos revenus proviennent essentiellement des taxes municipales (95%) et des transferts gouvernementaux (2%).

Nous n’avons pas de revenu (non-garanti) qui provient de:

  • frais d’admission au réseau de transport collectif (métro, trains, navettes / le RTC est une compétence d’agglomération);
  • infrastructure portuaire ou ferroviaire;
  • site touristique;
  • place publique;
  • terrain de golf, centre de ski, relais;
  • centre des congrès;
  • stationnement payant ou parcomètre;
  • permis d’exploitation de terrasse, de commerce ou de marché extérieur.

Nous avons peu de revenus (non-garantis 3%) qui proviennent de:

  • l’imposition de droits (droits de mutation, permis divers);
  • frais d’admission aux activités de loisirs et culturelles;
  • amendes et contraventions;
  • locations de salles et d’équipements (glaces, locaux, gymnases);
  • services rendus (entrées d’eau, ponceaux).

Au niveau des dépenses, les services tels que la direction générale, la trésorerie, le greffe, l’urbanisme, les travaux publics, les parcs et bâtiments, les TI et les communications fonctionnent quasi-normalement, autant que possible en télétravail, ou sur le lieu de travail avec toutes les mesures de distanciation sociale.

Les activités de loisirs ou culturelles ont été suspendues puisqu’elles ne font pas parties des services essentiels. Par manque de travail, 50 employés ont été mis à pied temporairement (équivalent de 30 employés à temps complet). Ceux-ci peuvent heureusement compter sur la PCU du fédéral. Pour ces employés, la Ville continue de défrayer la part de l’employeur de l’assurance médicaments.

Le report de avril à novembre du versement numéro 2 des taxes, ainsi que l’annulation des frais d’intérêts d’avril à juin, n’ont que très peu d’effets sur les liquidités puisque plusieurs contribuables et entreprises ont quand même fait les paiements selon les échéances originales.

Une variable importante sera le montant de la future quote-part, mais cela ne fera parti que des éléments à considérer lors de la préparation du budget 2021. Au delà du mécanisme de calcul qui est un problème en soit, mais qui n’a aucun lien avec la Covid-19, si l’agglomération fait un déficit 2020 (constaté en 2021), notre part de celui-ci sera d’environ 4% et devra être remboursé en 2022.

Hypothèse:
La Ville de Montréal envisage un déficit pouvant atteindre 538 millions $ en 2020 sur un budget de 6170 millions $. Si on ramène ce déficit à la Ville de Québec, ce serait alors 135 millions $ sur un budget de 1551 millions $. Les compétences d’agglomération représentent environ 50% du budget de la Ville de Québec. Le déficit d’agglomération serait alors de 67,5 millions $. La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures devrait en assumer 4,13%, donc 2,78 millions $.

L’UMQ et RCGT ont mis au point un outil de calcul qui sera éventuellement mis à la disposition des directeurs généraux des municipalités pour prévoir l’impact de la crise sur leur budget selon divers scénarios.

Je suis optimiste. Ces dernières années, la situation financière de la Ville s’est améliorée. Avec tous les efforts que les augustinois font depuis 2015, Saint-Augustin-de-Desmaures devrait passer au travers de l’année 2020 sans trop d’écueils. Vous pouvez compter sur moi pour prendre les décisions qui s’imposeront.

Je vous invite d’ailleurs à consulter mon article: Bâtir la suite… Soyons prêts.

N’hésitez pas à communiquer avec moi en tout temps.

Yannick LeBrasseur, Conseiller indépendant du District no. 3

#pourvous

Covid-19

Article mis à jour le 15 mars 2020 à 12:16

Webdiffusion

Les augustinois peuvent continuer de participer à la vie démocratique de leur municipalité depuis le confort de leur foyer. Les séances du conseil sont webdiffusées sur la page Facebook de la Ville. Pour ceux qui n’utilisent pas Facebook, vous pouvez aussi suivre la séance sur ce blogue. Voici les liens:

Facebook de la Ville
Webdiffusion sur ledistrict3.com

Bâtiments fermés / Activités suspendues

Hier en fin de soirée, Saint-Augustin-de-Desmaures a suspendu l’ensemble des activités communautaires, culturelles, de sport et de loisirs dans ses installations et plusieurs bâtiments ont été fermés (Complexe sportif multifonctionnel, Bibliothèque Alain-Grandbois, Maison Omer-Juneau, Maison Thibault-Soulard, Centre Delphis-Marois et Centre Sociorécréatif Les Bocages).

Pour plus d’informations, consulter l’adresse web suivante: vsad.ca/covid-19.

Plusieurs villes avaient déjà procédé ainsi, dont Montréal, Gatineau, Sherbrooke, Rimouski, Rivière-du-Loup, Baie-Comeau, Trois-Rivières, Lévis, L’Ancienne-Lorette, Saint-Marc-des-Carrières, etc.

L’Union des municipalités du Québec, qui représente 390 municipalités membres (85% de la population du Québec), a proposé des orientations communes, que les municipalités sont invitées à adopter (en tenant compte des directives de leurs directions régionales de santé publique et de l’évolution de la situation).

L’une de ses orientations est de:

«Suspendre leurs activités communautaires, culturelles, de sport et de loisirs et procéder à la fermeture au public des installations municipales (salles communautaires et de spectacles, bibliothèques, piscines, gymnases, arénas et tous les autres équipements propices aux rassemblements)
Source: UMQ.qc.ca/covd19


Leadership

Personnellement, je considère que notre premier ministre, M. François Legault, et le directeur national de santé publique et SMA en santé publique MSSS Québec, M. Horacio Arruda, ont démontré qu’ils avaient le leadership nécessaire pour gérer la situation.

Ils forment un tandem convaincant. Le message est simple et efficace.

Il ne faut pas céder à la panique, être vigilant, solidaire et agir.


Pourquoi «grippe n’égale pas Coronavirus» (3 facteurs) et pourquoi il est important d’agir le plus tôt possible?

Source:
https://www.quebecscience.qc.ca/sante/covid-previsions-expert-modelisation

Cliquer pour consulter le texte complet

«…

Comment va évoluer la pandémie de COVID-19? Sommes-nous proches du pic de transmission, ou juste au début d’un raz-de-marée infectieux? Le virus SArS-CoV-2 peut-il muter et devenir plus virulent?

Sans boule de cristal, impossible de répondre de façon sûre à ces questions. Mais nous avons demandé à Samuel Alizon de nous donner quelques pistes pour mieux comprendre l’émergence et la trajectoire de cette épidémie.

Ce chercheur au Centre national de la recherche scientifique à Montpellier, en France, est spécialiste de l’écologie évolutive, et travaille plus précisément sur la modélisation des maladies infectieuses. Il s’intéresse tout particulièrement à la virulence des différents agents pathogènes, sous un angle évolutionniste. Il est l’auteur du livre C’est grave, Dr Darwin ?, paru en 2016 aux éditions du Seuil.

Plusieurs hypothèses circulent quant à l’évolution possible de cette épidémie. Qu’en est-il?

Maintenant que nous sommes au stade de pandémie, et non plus de flambées épidémiques locales comme c’était le cas au début, on passe de phénomènes aléatoires à une dynamique assez prévisible.

Ce qui est crucial, c’est le fameux R0, le taux de reproduction de base du virus. Il correspond au nombre d’individus qu’une personne porteuse va infecter pendant la durée de son infection. Pour ce virus, on l’estime aux alentours de 3; chaque personne atteinte infecte en moyenne trois autres personnes. L’ampleur d’une épidémie est fortement liée au R0.

Et que laisse présager un R0 tournant autour de 3?

Selon les modèles les plus simplistes de propagation de maladies infectieuses, le nombre de personnes qui n’auront pas été infectées à la fin d’une épidémie est égal à 1/R0. En l’occurrence, pour ce virus, 30% des gens ne seraient pas touchés – ce qui signifie que 70% des personnes peuvent être infectées.

Évidemment, il s’agit de modèles simplistes, pour une population homogène où tout le monde aurait le même nombre de contacts. C’est un peu le scénario catastrophe. En réalité, les autorités publiques ne restent pas les bras croisés. C’est justement pour cela qu’il est difficile de faire des prédictions, car toute politique de santé, comme la fermeture des écoles par exemple, a un effet sur ce R0.

Pour que l’épidémie s’arrête en quelques semaines, il faudrait que le R0 tombe en dessous de 1. Mais si on divise par deux le nombre de contacts, ce qui est déjà beaucoup, on peut tout de même ralentir la propagation.

Après, il y a évidemment des enjeux économiques. Pour certaines personnes, c’est tout à fait possible de rester à la maison, tandis que pour d’autres, cela signifie ne pas avoir à manger à la fin du mois. Les États et les employeurs ont là une responsabilité.

Beaucoup clament sur les réseaux sociaux que ce virus est moins problématique que les virus grippaux saisonniers. Quelles sont les différences?

C’est un virus respiratoire qui ressemble, dans sa transmission, à ceux de la grippe. Sauf que le R0 du coronavirus est deux fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière, qui est de 1,5 annuellement. De plus, chaque année, une bonne partie de la population est déjà immunisée contre la grippe [car elle l’a déjà contractée dans le passé ou qu’elle est vaccinée, NDLR]. C’est probablement ce qui a fait que l’épidémie de H1N1 n’a pas été si intense. Cette fois, c’est toute la population qui est susceptible.

L’autre problème, c’est qu’il semble y avoir beaucoup plus de transmissions asymptomatiques qu’avec la grippe. C’est un facteur clé en santé publique : si les symptômes apparaissent avant que l’on devienne contagieux, c’est assez facile à contrôler. Avec le coronavirus, il semble y avoir un décalage de quasiment deux jours entre le pic de transmission et le pic des symptômes, ce qui est pire qu’avec la grippe ou le SRAS. Cette période de transmission asymptomatique nécessite d’ajuster les modèles traditionnels. Notre équipe travaille d’ailleurs là-dessus, pour offrir de meilleures prédictions.

Le virus va-t-il évoluer?

Il évolue en permanence, car chaque nouveau virion est différent des précédents. Sauf que la majorité de ces mutations sont a priori neutres, ou délétères pour le virus.

Est-ce qu’il peut y avoir des mutations «adaptatives» (qui lui permettraient de mieux s’adapter au corps humain et d’être encore plus efficace) ? C’est très probable. Ce fut le cas pour l’épidémie d’Ebola: une mutation a permis au virus de mieux exploiter les cellules humaines que les cellules animales. Cela a été démontré après coup.

Certaines mutations sont déjà apparues dans le coronavirus, mais c’est difficile de montrer leur effet.

À la base, ce virus est-il bien adapté à l’humain?

Un nouveau virus qui émerge d’un réservoir animal, comme celui-là, est a priori mal adapté à l’humain. Le fait d’être mal adapté peut se traduire de différentes manières : il pourrait par exemple ne pas du tout réussir à se reproduire dans les cellules, ou alors très mal exploiter son hôte. C’est ce qui s’est passé avec le SRAS : ce virus engendrait un emballement du système immunitaire parfois mortel et une virulence (voir encadré plus bas) anormalement élevée.

Cette fois, le virus est moins virulent que le SRAS, mais son R0 est plus élevé. Il est peut-être à son optimum, mais s’il parvient à exploiter les cellules humaines encore mieux, il pourrait encore augmenter son R0.

Quelles sont vos principales inquiétudes?

Une épidémie qui peut toucher presque toute une population au même moment, c’est assez unique. Je pense que le risque est plutôt social: un afflux dans les hôpitaux.

Le risque pour les jeunes n’est pas tant de mourir du coronavirus, mais plutôt de n’importe quelle affection, accident ou choc anaphylactique qui nécessite une prise en charge en urgence. Si les infrastructures de santé sont saturées, cette prise en charge sera moins efficace.

Pour nous qui travaillons en évolution des populations, c’est bien connu : si on veut comprendre une infection, il faut comprendre les facteurs sociologiques et la dynamique de la population. Aujourd’hui, on demande aux gens, dans une société où l’individu, voire l’individualisme, est valorisé, de basculer d’un coup vers une réflexion collective ou altruiste. Est-ce que cela va fonctionner?

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Source:
https://www.quebecscience.qc.ca/sante/covid-previsions-expert-modelisation